Le Maroc connaît depuis quelques décennies une mutation sociale remarquable et rapide.
Ainsi, en moins de 3 décennies, la population, initialement rurale à 80°/°, est devenue citadine à hauteur de 75 °/°.Cela a eu inévitablement des répercussions néfastes sur le niveau de vie des marocains avec apparition d’une fracture sociale profonde s’exprimant par la prolifération des bidonvilles et des habitats insalubres autour des centres urbains, avec pour conséquence, le développement du chômage et de la délinquance ainsi qu’une pauvreté croissante.

Devant ce déferlement vers la ville, l’Etat n’est pas suffisamment outillé pour faire face à tous les besoins de la population qui découlent de cette situation, et c’est là que le mouvement associatif devait intervenir et agir afin de mobiliser les bonnes volontés pour venir en aide aux personnes en situation difficile, et couvrir ainsi partiellement le déficit social.

L’Association Marocaine des Arts et de la Culture amazighe AMACA s’inscrit dans cette pérspéctive.Elle entend en plus de son intérêt pour le développement de l’art amazigh, venir en assistance aux personnes travaillant ou ayant travaillé dans ce domaine et se trouvant en situation d’indigence. Car il faut bien le souligner, la culture et les arts ont été, jusqu’à il y a quelques années, le parent pauvre du budget de l’Etat.
Sa Majesté le Roi Mohamed VI, par l’initiative Nationale du Développement Humain, a largement atténué ce problème.

Grâce à l’initiative Royale, beaucoup de progrès ont été réalisés, constituant ainsi un véritable moteur pour l’amélioration de la condition sociale du citoyen marocain qui se trouve dans le besoin.

Malgré son jeune âge, l’AMACA a pu entreprendre une activité ciblée et diversifiée, et entre autre, la constitution d’une équipe de médecins bénévoles ayant pour objectif l’encadrement des artistes indigents dans le domaine médical.
l’AMACA entend également soutenir ces artistes par les différents moyens qui leur permettront d’évoluer, et d’acquérir leurs droits.